Texte à méditer :   Perce le coeur d'un homme, tu y trouveras un soleil...   proverbe arabe
Notre action - Actions réalisées en 2011
Janvier 2011:
Les Enfants de Louxor et Sechat ont acheté des couvertures pour des enfants hospitalisés car il n'y en avait pas dans leur lit.

Nous avons aussi participé financièrement à l'opération d'une dame qui risquait de se paralyser et qui souffrait beaucoup. Cette opération a été faite en collabotation avec l'association Sechat et la participation de la famille de cette dame.

 Mars 2011:
Les  évènements de janvier et février ont amené  une tout autre ambiance en Egypte .
Nous avons retrouvé des  Egyptiens fiers et heureux.
Heureux de se sentir libres, heureux de pouvoir participer réellement à un vote.
Fiers d'avoir réussi leur Révolution du 25 janvier.
Mais aussi  inquiets  car les touristes ont déserté la place et de ce fait ils n'ont plus aucune rentrée d'argent. et il leur faudra probablement attendre octobre pour que la situation redevienne "normale". En tout cas souhaitons-le car ils vont vivre  maintenant des mois extrêmement difficiles.
Beaucoup d'européens ont dû renoncer aux voyages programmés en février et mars.
La visite des sites se faisait en mars dans une ambiance très particulière car on se retrouvait parfois totalement seul dans les temples ou dans les tombes.
Invraisemblable en temps normal. Agréable, mais un peu déroutant.
Le dirons-nous? Nous étions heureux pour les Egyptiens de voir revenir les autocars de touristes! Qui l'aurait cru?

Cette nouvelle situation  ne devrait pas modifier le cours de nos actions puisque nous travaillons en partenariat avec des associations égyptiennes.
Peut-être aurons-nous à subir certains retards?
Sans doute devrons-nous faire face à de nouvelles situations difficiles car l'économie du pays va  tourner au ralenti  surtout du fait de l'absence de touristes.
Nous essaierons  de faire de notre mieux.

Malgré la situation en Egypte certains n'ont pas hésité à venir à Louxor et nous avons eu grand plaisir à les rencontrer.
Nous avons ainsi vu 63 lycéens bruxellois qui ont découvert les merveilles pharaoniques ainsi que le calme des villages de la rive Ouest..
Il y a eu aussi la visite de Marie-Claude et Claire qui souhaiteraient monter une action sur la maladie mentale. Nous leur avons organisé des entrevues avec des associations locales et un médecin afin d'avancer dans leur projet.
Il est toujours très intéressant de faire de telles rencontres. De nouveaux centres d'intérêt, de nouvelles idées, de nouvelles réflexions et discussions sont bien enrichissants.

A chaque séjour nous avons des emplois du temps bien remplis, mais comment résumer en quelques lignes ce que nous voyons, ressentons et faisons en plusieurs semaines?

Nous avons comme d'habitude rendu visite aux écoles avec lesquelles nous travaillons.
Les classes de l'école maternelle d'el Taref sont terminées depuis l'automne dernier mais pour accueillir les enfants des nouvelles classes (ce seront des enfants de 3-4ans), il faut acheter des jeux de motricité, de manipulation, d'éveil.
Dans le jardin de récréation, les balançoires sont cassées et dangereuses.
Nous souhaitons donc pouvoir remplacer ces jeux et équiper les nouvelles classes avec le matériel de jeux.
Fort heureusement, nous avons été accompagnés par une famille qui a décidé de monter une action en Belgique, dans un lycée, afin de financer ce projet.


En toute fin d'année 2010 nous vous faisions part de l'accident qui était survenu à la famille Tayyeb : leur maison s'était effondrée, sans, heureusement blesser qui que ce soit, les enfants étant à l'école.
Nous les avions relogés dans l'urgence dans une petite maison du Nouveau village de Gourna.
En mars nous leur avons bien sûr rendu visite dans leur nouveau logement: 2 pièces minuscules (et ils sont 9!) sans lits, sans meubles, sans réfrigérateur, sans ventilateur... 
Or en avril l'été arrive et ces maisons sont alors très chaudes et inconfortables.
Alors que nous allions vérifier l'état de son ancienne maison, la maman s'est effondrée. Elle la regrettait tant  son ancienne maison !
Ne valait-il pas mieux remettre leur maison en état et leur permettre de retrouver leur environnement habituel et des conditions de vie plus agréables plutôt que de payer un loyer (même faible et provisoire)?
Pour cela dès notre retour nous avons lancé un appel à la solidarité qui a reçu suffisamment d'écho  pour que les murs puissent être reconstruits et un toit  refait : il était temps car la chaleur était arrivée, étouffante. Sans toit  la vie n'était pas possible dans la maison. Cela était nécessaire aussi pour protéger des vents de sable très fréquents à cette période.

Sylvie qui était venue en octobre 2010 est revenue en avril avec à nouveau des messages d'enfants français pour les enfants égyptiens de l'école d'el Kôm. Des messages personnalisés cette fois puisqu'ils avaient déjà échangé des portraits dessinés. Elle a pu distribuer des fournitures scolaires aux enfants et elle a remis à la classe des petits un grand clown en papier que les plus jeunes de son village ont fabriqué.

En mars nous avons rendu plusieurs fois visite à la classe d'alphabétisation d'el-Kôm. Quel bel accueil à chaque visite!
Nous avons retrouvé la pêtite Mayyada qui avait besoin de lait médicalisé
La petite grandit peu à peu. Elle se tient debout maintenant et commence à marcher. Mais elle n'a toujours pas une mine bien resplendissante.
Un jeune médecin nous a accompagnés cette fois. Nous voulions son avis sur plusieurs des enfants qui accompagnent leur maman à ces cours du soir.
Il nous a conseillé de continuer à donner du lait à la petite , ainsi que des vitamines. Mais il nous a dit aussi qu'en dehors de ces apports alimentaires, il fallait permettre à ces enfants de s'éveiller par le jeu.
Le hasard a fait que juste à cet instant notre amie Ingrid qui nous avait accompagnés a gonflé des ballons de baudruche : comme par miracle les yeux des enfants se sont illuminés et les corps se sont éveillés alors qu'une seconde auparavant les enfants restaient amorphes dans les bras de leurs mères.
Nous avons donc décidé de créer lors de notre prochain voyage, au sein même de la classe d'alphabétisation, un petit coin "jeux d'éveil" pour les enfants avec quelques jouets comme des ballons, des jeux de construction.
Cette session d'alphabétisation s'est terminée en avril, avec un taux de réussite de 97%. Si les femmes sont très fières, nous le sommes aussi.

Alors que nous étions à Louxor nous avons appris que la jeune enseignante qui avait travaillé dans la première session à Ezbet Basili avait eu un stupide accident de voiture. Après être restée quelques jours dans le coma elle est morte et sa cousine, elle aussi dans la voiture, garde actuellement de graves séquelles
Nous avons rendu visite à la famille endeuillée et nous sommes retournées lui faire une visite en juillet.


En juillet nous sommes allés vérifier le travail et prendre quelques photos. La famille est très heureuse d'avoir retrouvé sa maison, son village, ses voisins.
Il manquait encore un réfrigérateur car avec la chaleur ambiante il était impossible de conserver quelque nourriture que ce soit.
Nous avons donc participé au financement de ce réfrigérateur.

Grâce à l'action menée par Valérie dans le lycée en Belgique , nous avons pu acheter deux toboggans et deux balançoires ainsi que des jouets pour la classe.
Nous imaginons déjà les sourires des enfants qui vont découvrir les nouveaux jeux
Nous avons également financé des uniformes pour des petites filles car sans ces uniformes, elles ne seraient pas allées à l'école. Et les familles n'ont actuellement pas les moyens de les acheter à leurs filles.

Une nouvelle session d'alphabétisation ayant commencé en mai dans le village tout proche de Qatar, avec la même enseignante, nous nous y sommes rendus à plusieurs reprises en juillet. 
Toujours la même émotion quand nous voyons ces femmes apprendre à lire, écrire et compter. L'enseignante était efficace et dirigeait sa classe  de main de maître, maniant à la fois le rire et le bâton!
Dans les sacs d'alimentation que nous remettons chaque  mois aux participantes, nous avons ajouté 2 poulets afin d'agrémenter le quotidien pour le mois de Ramadan.

Nous avons rencontré la petite Imane qui souffre d'une grave maladie du sang (thalassémie homozygote). Nous ne serons pas en mesure de l'aider car son traitement est lourd et onéreux mais avons souhaité participer à l'examen qu'il lui fallait subir car le dernier datait de plus d'un an.
Nous aimerions trouver conseils et informations auprès de spécialistes en France car il nous est difficile de décider de ne rien faire pour cette enfant de 6 ans qui ne pèse que 6 kilos  sans  pouvoir expliquer précisément tant aux autres qu' à nous-mêmes  pourquoi nous devons prendre une telle décision.

Le nouveau local de l'association égyptienne devrait être prêt rapidement ce qui nous permettra de commencer des ateliers éducatifs pour des jeunes  filles en octobre.

Octobre :
Comme toujours ce séjour automnal fut un grand moment pour notre association.
Retrouver les enfants, leurs familles, les enfants des écoles et leurs enseignants est un plaisir à chaque fois renouvelé.

Ecoles pour les enfants
:
Nous avons pu remettre, grâce aux nombreux dons que nous avons reçus, des vêtements, des fournitures scolaires et des jeux éducatifs dans les écoles. Nous avons découvert  les nouvelles petites écoles ouvertes à la rentrée scolaire. Nous avons préparé pour les différentes classes de grosses boîtes de crayons et feutres afin de leur apprendre à partager, à travailler ensemble.
Quel accueil tonitruant de la part des enfants ! Ils savent bien manifester leur joie.
Les nouveaux toboggans et balançoires que nous avons fait installer sont pris d'assaut par des bandes d'enfants quand vient l'"heure de la récré".
Les institutrices  ont mis des photos d'élèves sur un grand drapeau égyptien que nous pourrons déployer lors des évènements que nous organiserons en France.

Dans une des écoles, une petite Minna  de 4ans avait été exclue parce que ses parents n'avaient pas payé les frais de scolarité ; elle pleurait chauqe jour en voyant ses grandes soeurs partir pour leur école
Nous avons rencontré le responsable de l'école qui a accepté de la réintégrer aussitôt.

Nous avons visité un lieu qui pouvait éventuellement devenir une école pour 40 enfants de maternelle. Ce lieu, très clair et agréable à vivre, est à 20kms environ au nord de Gourna dans le petit village de Mallahah.
Il n'y a pas décole maternelle dans ce pauvre hameau  au bord d'un canal.
Le salaire des enseignantes sera pris en charge par la communauté mais il fallait trouver l'argent pour du mobilier (40 chaises et tables) et remettre en état les sanitaires.
Grâce à un don inattendu en provenance de Belgique, nous avons pu financer ce matériel . Ainsi 40 jeunes enfants pourront aller à l'école début 2012.

Nous avons aussi déposé des fournitures scolaires dans une petite école où les jeunes écoliers sont assis par terre, au milieu des pigeons qui picorent des graines
 et à côté du four qui sert à cuire "les pains-soleil".
La hadana d' Ezba  était presque terminée, toute neuve... mais sans portes, et de ce fait elle ne pouvait ouvrir. Nous avons donc apporté notre aide là-aussi et payé les portes et leur pose.

Alphabétisation des femmes :
Nous nous  sommes rendus très régulièrement dans la classe de Qatar ouverte en mai et , avouons-le, nous étions plutôt inquiets quant aux résultats à l'examen qui approchait trop vite.  Il est vrai que les femmes de cette classe étaient plus âgées...Mais les institutrices s'y sont mises à deux pour avancer plus vite et elles ont réussi à amener  ces femmes au niveau souhaité. Et 17 des candidates (sur les 20 présentes) ont réussi leur examen.
Une nouvelle classe a été aussitôt ouverte : une nouvelle fois dans le village d'el-Kôm que nous aimons particulièrement. Un vieux village, sur une butte avecdes habitants particulièrement avenants.
Il y avait foule à l'ouverture de la classe. Trop de femmes voulaient apprendre à lire, à écrire et compter. Il a fallu malheureusement réduire un peu le nombre de participantes car la qualité des leçons en aurait pâti et l'institutrice se serait peut-être retrouvée en difficulté.
Les jeunes du village étaient là eux-aussi, dans la salle et à l'extérieur. Pas pour se moquer de toutes ces femmes analphabètes, mais intéressés par ce qui se passait.Un fameux brouhaha et il a vite fallu calmer l'ambiance.
Notre plus belle découverte a été Naïma. Naïma... 80 ans environ et toute ridée comme une vielle pomme mais tellement rayonnante! Elle était là elle-aussi pour apprendre. elle disait que peut-être ce serait difficile mais qu'elle ferait tout pour y arriver. Quel merveilleux symbole d'une volonté de progresser !
Mais quelle difficulté pour elle de tenir un crayon ! Il a fallu l'aider et tenir le crayon avec elle, mais pour  crier en choeur les lettres de l'alphabet, elle n'était pas la dernière, vous pouvez m'en croire!

Afin de faciliter la communication avec les enseignantes, nous avons décidé de faire donner  des cours d'anglais à l'une d'elles (Addya) qui fait aussi partie de l' association égyptienne d' Ezba.


Nous avons eu le plaisir de rencontrer le nouveau Gouverneur de la province de Louxor: il s'est proposé de nous aider si nous rencontrions des difficultés ou si nous avions besoin de lui. Pouvoir échanger en français a été très agréable.

Novembre :

Les Foulées de Louxor :
le 19 novembre
nous avons organisé  (en collaboration avec la Mairie de Marcq en Baroeul)  les Foulées de Louxor. Domyos avait mis son parcours-santé à notre disposition et lesoleil avit bien voulu être de la partie. Ce fut donc une après-midi sympathique et conviviale où l'on a pu courir ou flâner, entre amis ou en famille. Puis se restaurer avec de succulentes pâtisseries orientales et du karkadeh (décoction à la fleur d'hibiscus très réputée en Egypte). Des jeux  culturels étaient aussi organisés pour les enfants et les adultes avec pour thème : l'Egypte bien sûr.
L'an prochain les Foulées de Louxor se dérouleront le dimanche 18 novembre. Notez-le dès maintenant!

La situation  au Caire s'est une fois de plus tendue, en tous cas dans le quartier de la place Tahrir et des Ministères.
A Louxor la situation est restée calme et nous y retournerons bien sûr au printemps.
28 novembre : les élections ont eu lieu. Les femmes de la classe d'alphabétisation ont été  très fières d'avoir pu signer quand elles ont voté. Elles se sentent maintenant : différentes!



Decembre

Nous avons participé au Marché de Noël organisé par la Mairie de Marcq en Baroeul et nous y avons vendu de la poterie artisanale provenant de l'Ecole de poterie de Gourna, école dirigée mar Marie-christine Gerber et qui mérite vraiment le détour si vous passez par là un de ces jours...

Nous voulons encore remercier ici tous ceux qui nous aident par leurs dons, leurs actions. 
Dans le sud une vente de terrines (Josyane), en Belgique l'organisation d'un spectacle (Valérie), à Haguenau une course de lycéens sponsorisée (Carine). 
Mais aussi  un cercle d'Egyptologie en Belgique qui s'est mobilisé pour nous aider.
Autant d'actions  qui naissent spontanément  et nous permettent de mener  à bien nos actions ...
Un très grand merci également pour l'aide que nous apportent le Conseil Régional, le Conseil Général et la Mairie de Marcq en Baroeul.
Nous avons beaucoup de chance de travailler avec de tels partenaires !

Date de création : 20/01/2011 - 14:35
Dernière modification : 23/12/2011 - 16:35
Catégorie : Notre action
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Poème

Si je mourais demain j'aurais dans la mémoire,
L'impeccable dessin d'un sarcophage d'or,
Et pour m'accompagner au long des rives noires,
Le sourire éclatant des enfants de Louxor...
               Bernard Dimey (Les enfants de Louxor)

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